Test : Spider-Man : Le Retour de Silver, une conclusion convaincante ?

Suite et fin de la trilogie de contenus dédiés au Spider-Man d’Insomniac Games, Le Retour de Silver a pour principal objectif de boucler l’histoire débutée il y a quelques semaines. On ne jouera donc pas les étonnés en constant qu’en terme de contenus, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un copier/coller des deux précédents épisodes. Reste donc le scénario et les quelques ajouts de rigueur.

Faisant suite au précédent DLC, Le Retour de Silver nous met dans une situation pour le moins épineuse. Alors que nous pensions être venus à bout de Hammerhead, aidé en cela par une Yuri mise à pied suite à sa tentative d' »assassinat » sur le chef de gang, ce dernier refait surface dans une version upgradée. Et pour corser le tout, ses troupes sont mieux équipées que jamais grâce à la technologie de Silver Sable International. Heureusement, pour ramener la paix à New-York, nous pourrons compter sur l’aide de la mercenaire.

Ainsi, après une rencontre mouvementée avec l’anti-héroïne, celle-ci décide de s’allier à Spidey pour récupérer son dû en chassant les membres du gang d’Hammerhead. Il faut dire qu’elle ne fait que réclamer ce qui lui appartient, d’autant qu’une guerre civile fait rage au Symkarie et afin calmer les ardeurs dictatoriales du dirigeant en place, il va falloir que Sable dispose d’une bonne puissance de feu. S’ensuit alors une course poursuite, entre Silver, Spidey et les sbires de la Maggia, donnant lieu à des séquences virevoltantes entres les buildings, entrecoupées de scènes d’action contre des adversaires nombreux, armés et plus létaux que jamais. Bien que ce contenu propose un tantinet d’originalité durant la première heure (via une séquence de voltige perché sur l’avion de Sable) ainsi qu’un ou deux décors vraiment jolis, la progression retombe rapidement dans une avancée conventionnelle. Tout en avançant dans l’histoire, crimes à déjouer, défis de Screwball à relever et repaires à écumer, histoire de cleaner chaque quartier du sud de l’île, constituera votre quotidien. On signalera aussi un court passage avec Peter Parker dans les rues de Manhattan. Sympathique sauf qu’Insomniac s’est contenté du minimum syndical alors qu’il y avait sans doute moyen de creuser l’idée pour la développer correctement.

De fait, si on éprouve toujours autant de plaisir à retrouver Spidey, qui profite ici aussi de trois nouveaux costumes (+ celui des films de Sam Raimi réclamé à corps et à cris par les fans), la structure finit par quelque peu lasser. Le problème vient également du fait que le scénario, bien que plus sombre et mettant en avant une Yuri Watanabe oscillant entre l’ombre et la lumière (un indice pour une apparition en temps que Spectre dans la suite ?), s’avère finalement assez pauvre et aurait largement pu tenir sur un seul contenu. On sent d’ailleurs que les développeurs d’Isomniac Games se sont sentis obligés de découper leur histoire en trois parties, tant la courbe de difficulté (et ce même en Normal) sert autant à masquer un manque d’ambitions qu’à proposer un challenge plus corsé. Dommage également qu’Hammerhead fasse à nouveau office de Big Boss, surtout qu’avec la galerie de Méchants attitrés du Tisseur, il y avait moyen de proposer davantage.