Test : Resident Evil 2 : la survie au cœur d’un épisode étonnant

En 1998, soit deux ans après le premier épisode, Resident Evil se voit offrir une suite. Alors que le développement passe par diverses étapes compliquées, le résultat s’avère de grande qualité et permet à la série de véritablement entrer dans le cercle très fermé des licences attendues et «bankables». Bien qu’en 2008, il se murmure qu’un remake Wii pourrait être en cours de développement, celui-ci ne verra jamais le jour. On devra alors se contenter de la reprise de divers passages dans le réussi Resident Evil : The Darkside Chronicles en 2012. C’est donc avec intérêt qu’est accueillie l’annonce du remake en 2015. Après un silence radar de trois ans, ce dernier refait parler de lui et se prépare à infecter nos machines début 2019. Au final, le titre méritait-il l’attente générée ? N’y allons pas par quatre chemins, oui d’autant qu’à travers la (re)découverte de l’oeuvre, on se rend compte que certains parti-pris légitiment plus que jamais le statut de survival-horror de Resident Evil 2.

Note :Le test a été effectué sur PS4 Pro, Xbox One et PC. Notons que les textures sont détaillées, la modélisation des personnages réussie et que le tout tourne dans un 60 images par seconde qui ne faiblit jamais sur chacune des machines concernées.

La première question qu’on peut se poser tient à la nature de l’oeuvre. Qu’on évoque un remake, un reboot ou une réinterprétation, le titre se destine-il davantage aux fans de l’oeuvre originale ou aux nouveaux venus ? Pour Capcom, on sera sûrement prompte à évoquer un jeu cross-générationnel prenant le meilleur de 1998 et de la technique de 2019, mais impossible d’être catégorique pour autant. Néanmoins, il y a fort à parier que le fan sera conquis dès les premières minutes, ne serait-ce qu’à travers la promesse inhérente au concept : replonger dans un univers connu et apprécié tout en le découvrant sous un angle nouveau. Sur ce point, Resident Evil 2 pique la curiosité dès nos premiers pas à Raccoon City et ne cesse de jouer avec nos souvenirs et attentes tout au long de l’aventure. Devant constamment ajuster la réglette pour ne pas froisser ledit fan tout en faisant en sorte de le surprendre, le jeu se retrouve souvent en équilibre entre cette envie de nostalgie et le besoin de renouveau. Difficile également de savoir si le résultat plaira aux nouveaux venus, le tout oscillant continuellement entre mécaniques quelque peu surannées et progression plus actuelle soutenue par une réalisation profitant du RE Engine déjà à l’oeuvre sur Resident Evil VII.