Preview : Crash Team Racing Nitro-Fueled : aussi incontournable qu’à l’époque ?

l y a 20 ans (oui, déjà…), les propriétaires de PlayStation voyaient débarquer sur leur petite console grise un jeu de course de karts qui allait bientôt devenir légendaire. Alors que Nintendo régnait en maître sur la discipline avec Mario Kart 64, les petits gars de Naughty Dog ont réussi là où tous les autres s’étaient cassés les dents : proposer une alternative valable à la bande de potes de Mario. Alors sonnez les trompettes d’argent, Crash Team Racing est de retour en 2019 avec un remaster d’une grande qualité.

De la seconde moitié des années 90 jusqu’au début des années 2000, les rayons de nos magasins de jeux vidéo préférés ont pullulé de jeux de karts insipides, inspirés du très populaire Mario Kart de Nintendo. Sans le génie ni la qualité de réalisation de l’épisode 64, qui représentait alors le pinacle du genre. Toutefois, il y a plusieurs titres parmi cette myriade de jeux oubliables et oubliés qui méritent mention. Diddy Kong Racing bien évidemment, mais aussi et surtout Crash Team Racing, la réponse de PlayStation à l’hégémonie de Mario Kart 64. Reposant sur l’univers chamarré et franchement barré de Crash Bandicoot, le titre de Naughty Dog pouvait également se targuer d’offrir d’excellentes sensations de conduites et des circuits bien fichus qui faisait de lui non pas une alternative par défaut, mais bien un véritable concurrent au jeu de Nintendo. Et alors qu’il soufflera en octobre prochain ses 20 bougies, Crash Team Racing nous revient sous le nom Crash Team Racing Nitro-Fueled, une version remise au goût du jour, extrêmement respectueuse du matériel original. Ô joie.

L’âme des karts

Crash Team Racing Nitro-Fueled : aussi incontournable qu'à l'époque ?

Comme on s’en doutait lors des premières annonces, Crash Team Racing repose sur les mêmes technologies qui ont permis à Activision de redonner vie aux trilogies Crash Bandicoot et Spyro le Dragon. Cette fois entre les mains du studio Beenox, le moteur offre un résultat très satisfaisant, avec un rendu graphique extrêmement propre et des couleurs très chaudes qui donne un charme fou aux courses du jeu. Beenox a réinterprété avec beaucoup de goût les différents circuits de Crash Bandicoot, en collant autant que possible à l’esprit original du titre, évitant ainsi le piège de surcharger les décors de nouveaux éléments ou de détails inutiles. Alors forcément, le revers de la médaille, c’est que si on le compare à Mario Kart 8 Deluxe, Crash Team Racing paraît plus sage, moins riche visuellement. Certains trouveront peut-être cela dommage mais d’autres apprécieront que le jeu n’en fasse pas trop et reste fidèle au jeu original.

Nonobstant cette question qui sera de toute manière reposée à chaque remaster/remakes, Crash Team Racing Nitro-Fueled est, d’un point de vue visuel, une réussite parfaite, à la manière de Crash Bandicoot N. Sane Trilogy ou Spyro Reignited Trilogy. Pour peu que l’on ait encore en tête les circuits originaux, on retrouve vite ses marques dans la mesure où les circuits conservent les mêmes tracés, avec tout ce que cela signifie en matière de placements des zones de boost, de saut ou de raccourcis. Ce qui là encore peut parfois être un défaut : un circuit comme la Crique Crash n’était pas fameux à l’époque et aujourd’hui forcément, passé la nostalgie et le caractère mythique de ce circuit que l’on connaît par cœur, force est de constater que le tracé manque un peu d’originalité, de folie. Quelques tremplins ici et là auraient peut-être pu changer cela. Mais là encore, on en revient au même débat : faut-il laisser le jeu tel quel, ou améliorer ce qui peut l’être ? Les fans en débattront.

À fond les manettes

Crash Team Racing Nitro-Fueled : aussi incontournable qu'à l'époque ?

En revanche s’il y a bien un sujet qui ne fera pas débat, c’est le plaisir de conduite procuré par ce CTR nouvelle génération. Outre l’excellente impression de vitesse, on retrouve avec plaisir le système de power-sliding et les triple-boost qui vont avec. Le gameplay est donc toujours aussi nerveux, notamment lorsque les routes se font plus étroites et les successions de virages plus régulières. Un gameplay sautillant qui est d’ailleurs joliment retranscrit à l’écran, notamment grâce à la déformation du kart qui ploie dans les sauts ou en sortie de virage, ce qui renforce la dimension cartoon des courses. Là encore, Nitro-Fueled est extrêmement respectueux de son aîné et l’on retrouve avec grand plaisir tout ce qui faisait la technicité du titre, qui incitait les meilleurs joueurs à combiner les dérapages, à peaufiner les timings de boost ou la bonne utilisation de la touche R1 pendant un saut, pour bénéficier à l’atterrissage d’un boost supplémentaire. Tout ça a bien été conservé et on a hâte de pouvoir l’essayer sur les circuits les plus difficiles du jeu, comme la Piste Air ou le Château de Cortex.

On a également retrouvé avec une joie non dissimulée la plupart des personnages du jeu, tout du moins ceux qui sont débloqués par défaut, comme dans le jeu original. Le système de poids et donc de difficulté de conduite a été conservé et on a très vite retrouvé nos sensations avec Docteur N Gin, notre petit préféré à l’époque. À noter toutefois qu’en l’état actuel des choses, Nitro-Fueled a encore besoin d’être un peu équilibré, notamment sur la vitesse de pointe des plus petits coureurs, comme Polar et Pura : lors du dernier saut de Canyon Mystère, avant la ligne d’arrivée, nous sommes à chaque fois tombé dans le vide puisque la vitesse du kart ne permettait pas de passer le gouffre. Aucun souci avec les autres personnages du jeu. Un vrai problème mais qui devrait rapidement être corrigé, d’autant qu’il reste encore beaucoup de temps à Beenox pour peaufiner ce qui s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus grosses sorties de l’été 2019.

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